
Une pharmacie mise à nu,
La poutraison brute et le torchis racontent une histoire,
Les murs blancs en accueillent aujourd'hui de nouvelles
Sculp – illustra- trices - teurs, photographes, vidéastes, peintres
La PhARTmacie est avant tout une galerie plurielle dédiée à l'art.
JOUR J
Du 4 juillet au 2 août
Tony Guillois
Peintre
COEXISTER
Il y a des zones sombres, ambiguës, dans la peinture de Tony Guillois qui nous invitent à faire le premier pas vers elle, comme par curiosité, comme happés par le mystère d’une ombre qui rôde dans les feuillages. À l’instar de ce grand cerf qui jaillit de tout son raire de la forêt, rivalisant de ses bois avec les branchages, c’est bien dans les retraits et les dissimulations de la peinture que nous explorons et fouillons ces zones obscures, à la recherche de ce que l’on a cru voir.
La peinture de Tony Guillois procède elle aussi par indices, par traces. D’un désir initial de représentation naissent des images qui peu à peu lui échappent car, bientôt la peinture s’en mêle et infléchit le projet, ouvre des chemins de traverse. Tout devient alors vestige, apparition et mémoire fragmentaire. Souvent, le tableau s’éloigne de l’idée première pour prendre la tangente. Comme si la peinture savait parfois mieux que le peintre où elle devait aller.
S’il y a dans son travail quelque chose qui se dérobe, ce n’est pourtant jamais pour entretenir le mystère pour lui-même. Cette peinture est une peinture à défendre parce qu’elle s’adresse à notre condition et refuse un certain confort. Qu’il s’agisse d’une main, d’un paysage, d’un animal ou d’une présence à peine discernable, demeure toujours la même volonté d’expression. Tony Guillois ne peint pas pour reposer l’œil. Il cherche au contraire à solliciter la pensée, à maintenir le regard dans un état d’attention.
Ses tableaux, aux couleurs vivantes, travaillées par le geste autant que par l’œil, sont des incarnations : chaleureuses et violentes, troublantes et vibrantes. Ils nous rappellent que voir n’est jamais posséder totalement ce qui est vu, mais accepter de demeurer un instant dans son - à côté.
COEXISTER pourrait être le nom de cet espace-là : un espace où cohabitent la présence et son effacement, le visible et l’insaisissable, l’intention du peintre et les surprises de la peinture elle-même. Un espace où l’œuvre ne livre pas toutes ses réponses mais nous invite à y entrer, à y séjourner, à y chercher notre propre chemin.
À VENIR
AOÛT 26
EXPOSITION
Jeune création

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